Dessiner, c’est gagner

Hello les gens ! (Youhou ! Maintenant c’est « Hello » ! On se familiarise !)

Il faut savoir (ou peut-être ne le faut-il pas…) que généralement, je ne commence jamais mes articles sur ordinateur. J’ai un peu de mal à me lancer sur Microsoft Word. La faute à qui ? Sûrement à la petite barre qui clignote. Un clignotement par seconde. Quand je n’arrive pas à trouver l’inspiration, très bizarrement je compte au rythme de la barre en question… 1… 2… 3… 4… 10… 27… 42… 108… 163… 2450. C’est mon record. 2450. Après j’ai commencé à délirer en réclamant mon Valium. Comme tous les soirs quoi. Pour résumer, elle me fout les nerfs en pelote. Elle me met une putain de pression même. J’entends sa petite voix stridente, métallique et robotique :

« Mais vas-y ! Allez ! Vas-y !! Ecris un truc! Allez Cécile! Allez Cécile! Alleeeezz !! »

Et d’un coup, la voix métallique se mue en une gigantesque clameur… Mais… Mais… C’est une tribune entière, blindée, prête à exploser, de supporters du PSG !! Ils sont écarlates, ils hurlent jusqu’à s’en décheviller les cordes vocales !!

« Allez Cécile ! Allez Cécile ! Écris-nous quelque chose !! Pour Cécile, pour Cécile, Ouais ! Ouais ! »

Ils me forcent à trouver… A trouver quoi ? Je ne sais pas… Je ne sais plus rien !!

Ma sœur quant à elle, est harcelée par la barre d’une autre manière. Parce que ma sœur écrit beaucoup. Mais elle, contrairement à moi, n’a pas été finie au pipi (Pardon Papa) donc elle écrit des choses intelligentes. Elle écrit des mémoires. Des mémoires de recherche sur des sujets qui peuvent paraître un peu étranges (certes), très obscures (certes aussi) mais intéressants. Ma sœur est capable de te dire comment l’archéologie peut influer (ou pas) sur la dimension politique du savoir qu’elle construit. Elle peut te lancer le défi de répondre à cette question : L’exposition produit-elle du discours médiatique ?… Dans le métro. Ce qui m’oblige à rester alerte, à lire des livres, à me tenir au courant de tout ce qu’il se passe dans le monde. Sinon je ne comprendrais probablement pas ce qu’elle dit. Enfin c’était pas le sujet. Ma sœur, lorsqu’elle a écrit son dernier gros travail de mémoire, elle a passé beaucoup de temps devant Microsoft Word. La petite barre lui a parlé. Et elle n’a pas été méga sympa. Parce que si à moi elle me mettait la pression de sa voix flippante, elle a intimidé ma sœur en la traitant de « grosse naze » (je cite). Apparemment, toujours en clignotant, elle scandait cette unique phrase de déstabilisation : « Grosse naze. Tu n’y arriveras jamais. Tu vas mourir avant de l’avoir fini. Grosse naze. Tu n’y arriveras jamais. Tu vas mourir… ».

Finalement, je préfère les supporters du PSG. Même les jours de défaite… J

C’est donc pour cette raison que je commence toujours sur papier. Sur mon petit carnet. Avec un stylo normal. Qui ne clignote pas. Qui ne bat pas de rythme. A part si je VEUX taper un rythme… Avec le carnet contre une table. Avec le stylo contre une table. Avec le stylo contre le carnet. Avec le carnet contre le stylo…  Et lorsque je suis toute embrouillée, que je ne trouve pas les mots justes pour m’exprimer, je peux dessiner. Ce qu’on ne peut pas trop faire sur traitement de texte. Les aficionados de l’ordi ne pourront pas me donner tort, je pense… Il me faut un espace réel, un truc que je peux toucher, pour dérouler le fil de mes pensées…

… Je vous avais dit que ça serait le bordel.

Par contre, je ne vais pas vous mentir. Si je dessine, c’est vraiment pour trouver une manière de sortir ce que je veux dire. Je ne sais pas dessiner. Mais alors, pas du tout. La Fée « Talent graphique » a fait comme la Fée « Réalisation de films ». Elle a zappé le berceau. Elles ont même sûrement été se biturer ensemble à ma santé. Et là-dessus, elles ne se sont pas plantées parce que j’ai une santé de fer. Merci mesdames.

J’aurais adoré savoir dessiner. C’est un vrai miracle, c’est comme un don magique. Mais c’est vrai qu’avec deux pieds-bots à la place des mains, ce n’est pas chose facile. Je n’ai jamais dessiné quoique ce soit de valable sauf un jour béni où j’ai réussi à faire E.T. Une seule fois ! Et j’ai paumé le papier donc aucune preuve. Je tente souvent de nouveau l’expérience. EN VAIN. Et si je faisais un nouvel essai ? Sait-on jamais…

N’ayons pas peur des mots. Le résultat n’est pas très heureux. Mais c’est pas grave. A défaut de savoir tracer des traits, des ronds, des triangles et des ovales avec classe et élégance, ce que je sais faire avec brio (avec qui ?… Oui je ris à cette blague pour la 369ème fois cette année) c’est dire des bêtises, penser de travers et marcher la tête en l’air (c’est vachement mieux de regarder ce qu’il se passe plus haut… même si le retour sur Terre se fait très souvent dans un choc, un « Aïe », un « Pardon » et un « Mais vous pouvez pas regarder devant vous, jeune fille ?? »). Et ça je le fais depuis que je suis en âge de parler, de penser et de marcher.

D’ailleurs, rien à voir, mais le fait de vous raconter tout ça me rappelle quelque chose… Une croyance que j’avais quand j’étais petite. Je me souviens que je m’étais dit que si ça se trouvait la Lune n’existait pas.

Non ce n’est pas ça. Elle existait mais ce n’était ni une planète ni un astre. Je m’explique (je sens que je vais être difficilement compréhensible) : en fait, la Terre serait foutue comme une bouteille.

… Et la Lune serait l’ouverture de la bouteille. Pas mal hein ? Et si vous aviez tenté de me mettre le nez dans le caca en me répondant « Oui mais que fais tu des demi-lunes, des quarts de Lune, etc. ? », je vous aurais répondu avec une assurance de folle (celle-là même qui me permet de marcher la tête en l’air) qu’il existe un mec (pour les croyants, le mec en question est Dieu) qui fait ces variations en bouchant plus ou moins le goulot de la bouteille avec son doigt… Comme ceci :

Mais finalement la vraie question intéressante n’est pas de savoir comment faire les variations de Lune… c’est de se demander ce qu’il y a en dehors de la « bouteille » Terre. A l’époque, j’aurais peut-être dit qu’il y avait plein de lumière. Et c’est tout.

J’imagine que si j’avais été humaniste, à présent, j’aurais pensé que cette lumière est la dense et irrationnelle concentration de tous les rêves, de tous les espoirs et de toutes les beautés que nous sommes capables de partager, de vivre, d’offrir et d’aimer. Mais je ne le suis pas. Humaniste. Pas à ce point-là. Dommage. Parce si ça avait été le cas, je pense que j’aurais adoré regarder la Lune. J’aurais bien aimé quand tombe la nuit.

Voilà.

Je vais vous laisser retourner vaquer à vos occupations les amis. Et vous dis à bientôt.

… Et que l’adjectif « désirable » soit votre maître-mot du jour !

C.P.A.

Une Réponse to “Dessiner, c’est gagner”

  1. Je sais pas dessiner moi non plus, la fée s’est pas non plus penchée sur mon berceau… On a pas de bol

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