« Juste quelques mots d’amour »… Sur les murs!

Bonjour les gens !

Mercredi. Jour numéro 3 dans ma nouvelle société. Je suis la nouvelle. Je rase les murs. J’attends qu’on m’attribue des chaises. Des bureaux. Des ordinateurs. Des mails. Des cahiers à spirales tout neufs. Des tâches.

Je parle à voix basse. Comme si je craignais que mes sons brisent les vitres, explosent les murs de béton et fassent froncer les sourcils de mes nouveaux collègues.

Je dois les tutoyer mais je n’y arrive pas. Je commence une phrase à la deuxième personne du singulier et la termine au pluriel.

Je suis sensée parler de mon parcours. Plusieurs fois. A tout le monde. Cela me fait honte. Cela me donne l’impression de me vanter. Je n’aime pas ça. Me vanter. Me sentir obligée de me raconter dans les grandes largeurs.

Enfin. Tout se passe bien. Je travaille dans un bien chouette endroit. Dans une société en forme de mezzanine. En hauteur. Dans les arbres. Je travaille dans une cabane de grandes vacances scolaires. Je prends l’air. Je respire.

Voilà. L’article est fini. Court, hein ?

Je plaisantais. Pas vraiment. Disons qu’aujourd’hui, je vais privilégier l’image. Plus exactement, une découverte photographique. Du fin fond de mon ordinateur. Je m’explique. Ce week-end, j’ai enfilé mon plus beau costume de geek. Mon T-shirt Mario Bros. Mes grosses lunettes noires de Clark Kent. Mon appareil dentaire à fil. Quelques boutons d’acné mal placés. Mes baskets Converse affaissés par les ans. Et j’ai nettoyé mon disque dur. Au Kärcher. Pour paraphraser l’autre porteur de Ray Ban. J’ai rincé mon ordinateur à l’eau claire et ai trouvé une série de photographies spéciales. Pas vraiment jolies. Prises avec mon gros appareil Barney mais aussi avec tous les portables m’étant passés dans les mains depuis deux ans. Une dizaine d’images. Une dizaine d’images pleines de mots. Pleines de sentiments. Pleines de jolies pensées. Pleines d’amour. Car c’est de cela dont il s’agit. D’amour. En les regardant, j’ai été étonnée par la propension de certaines personnes à écrire leur amour sur les murs. Et par la mienne à vouloir en garder un souvenir visuel…

Voici les images en question :

L’amour comme un cadenas

Une préférence pour « l’étoile et le réverbère ». J’ai une vision d’un grand type. Un immense type. D’environ 1 mètre 90. Et d’une grosse fille. Petite mais robuste. Epaisse comme une étoile de mer. Un couple mal assorti, a priori. Qui devient cohérent lorsqu’il est assimilé à une paire d’objets. Un réverbère et une étoile. Ce couple me fait rêver d’une manière bizarrement romanesque.

Sur les ponts de Paris


… C’est amusant de penser que ces couples qui « s’aiment plus que l’amour » et s’entourent de cœur en typex, n’existent peut-être plus. Ne se parlent peut-être plus. Ne se voient peut-être plus. C’est possible. Parce qu’on ne vit pas dans un film américain mais dans le vrai monde. Ben oui. Désolée.

J’aime mon facteur


J’envie la personne qui a écrit ce mot. Parce que mon facteur personnel est une femme. De quarante ans. Se déplaçant en voiturette jaune. Ayant oublié le deux roues. Reniant la bicyclette. Et les grosses sacoches y pendouillant de part et d’autre. La culture postale se perd. Et ça, c’est triste.

Des cœurs avec des fautes de français


Pas de commentaire. Regardez. C’est tout ce qu’il y a à faire… Allez, au suivant !

Aimer la culture… Et le reste !


… Moi aussi, je suis amoureuse de la BPI. Très agréable de travailler ses projets dans un lieu aussi vaste. Résonnant. Très similaire à un centre commercial de banlieue. Délivrant des annonces par haut-parleur. Des messages de prévention. Contre vos voisins de table. Oui, votre voisin de table. Peut-être un voleur de portables ou de cartes Gold. Ce sont des choses qui arrivent. Même si, en réalité, dans 90% des cas, le pire des voisins de table n’est pas un criminel. Non. C’est généralement un homme de 40 ans devant lequel se trouve une pile de 7 livres dont les sujets sont aussi incohérents qu’inintéressants. Un homme de 40 ans à pellicules et portant une veste à carreaux poussiéreuse. Un homme de 40 ans qui traite son livre de biochimie comparée de salope. Ouais.

In love with you in Paris


… Et ça sera tout pour aujourd’hui. J’espère que cette petite sélection amoureuse vous a mis du baume au cœur. Je vous souhaite une magnifique soirée. Couvrez vous bien afin d’éviter le syndrome du nez rouge. Syndrome qui a toutes les vertus, sauf celle de rendre désirable.

A très bientôt les gens ! A vendredi !

C.P.A.

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